La réduction mammaire

Définition et objectifs

La patiente peut avoir recours à une réduction mammaire dans le cas de seins trop volumineux. A cela s’ajoute en général un affaissement des seins. Cette hypertrophie mammaire engendre la plupart du temps des douleurs du cou, des épaules et du dos. Ce défaut esthétique justifie souvent un remboursement par l’assurance maladie.

L’intervention a pour but de recréer deux seins harmonieux, à partir de la réduction de leur volume, de la correction de leur affaissement et d’une éventuelle asymétrie.

Avant l'intervention

Un bilan pré-opératoire est réalisé pour examiner les antécédents médico-chirurgicaux du patient et pour vérifier l’imagerie mammaire à partir d’une mammographie ou d’une échographie. Le médecin anesthésiste sera vu au plus tard 48 heures avant l’intervention. Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l’intervention. En général, on procède à une anesthésie générale et 1 à 3 jours d’hospitalisation suffisent. Cette intervention est souvent remboursée par l’assurance maladie.

L'intervention

Le tissu glandulaire en excès est retiré. Le volume glandulaire restant est rehaussé, concentré et remodelé. Ensuite, pour assurer une bonne tenue et un bon galbe aux seins, la peau en excès est retirée. Les sutures des berges de la peau, incisées pour retirer la peau en excès, sont responsables de cicatrices. Il faut savoir que les tissus enlevés sont systématiquement adressés à un laboratoire spécialisé afin de dépister toute maladie éventuelle. L’intervention peut durer de 2 à 3 heures.

En fin d’intervention, un pansement de soutien est confectionné au moyen de bandes élastiques.

Suites opératoires

En général, du fait de suites opératoires peu douloureuses, la patiente ne prendra que des antalgiques simples. A l’issue de l’opération, il est fréquent de constater un œdème et des bleus au niveau des seins et la patiente peut avoir du mal à lever les bras.

2 à 3 jours après la sortie, le chirurgien remplacera son pansement par un soutien-gorge assurant une meilleure contention, lequel devra être porté nuit et jour pendant 1 mois. Dans le cas de fils de suture non résorbables, ceux-ci seront enlevés entre le 8ème et le 20ème jour post-opératoires.

L’arrêt de travail s’étend sur 8 à 15 jours et la reprise d’une activité sportive a lieu au bout de 1 à 2 mois. Pour une grossesse suivie ou non d’allaitement il est conseillé d’attendre 6 mois.

Résultat

On ne peut juger du résultat qu’1 an après l’intervention. Pendant cette période, il convient de consulter tous les 3 mois. Il faut savoir que le sein opéré est un sein qui reste sensible, notamment aux variations hormonales. La patiente pourra avoir recours à une seconde intervention chirurgicale, uniquement 1 an ou 2 après, parce que ses cicatrices demeurent élargies, blanches ou brunes ou bien parce que ses seins demeurent asymétriques.

Complications envisageables

Dans la majeure partie des cas, il n’y a pas de complication suite à une chirurgie mammaire. Faire appel à un chirurgien plasticien qualifié est une garantie contre les complications ou bien leur traitement le cas échéant. Après une augmentation mammaire, il est possible que la cicatrice ait une évolution anormale, sous forme d’épaississement ou de rétraction. Des douleurs des seins, des troubles de la sensibilité mamelonnaire sont également possibles.

Les complications caractérisant cet acte de chirurgie sont :

- une infection, qui exige un traitement antibiotique et parfois un drainage chirurgical,

- un hématome, qui peut nécessiter d’éliminer la matière sanguine accumulée,

-une nécrose de la peau ou de la glande, très rare qui retarde la cicatrisation,

- des altérations de la sensibilité, qui réapparaît le plus souvent au bout de 6 à 18 mois,

- des cicatrices hypertrophiques, qui sont traitées par des soins locaux spécifiques.